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  • UN JOUR JE SERAI FOLLE

    18 avril 2023  Par LIBELLULE

    Il est si facile de quitter son corps, de s’échapper pour ne plus rien ressentir, se fabriquer une carapace pour se protéger du monde. Pourtant cette carapace devient de plus en plus étroite et la protection devient un enfermement.

    Je m’étais faîte la promesse de ne plus jamais m’évader. Je m’étais persuadée que ressentir était vivre, que bon ou mauvais, chaque sentiment valait la peine d’être traversé. J’étais convaincue que les pires émotions étaient des enseignements pour nous faire grandir. J’avais redécouvert le plaisir du soleil qui réchauffe, le bonheur de l’eau qui coule sur la peau. je m’étais reconnectée à tous les petits plaisirs de la vie, rêvant d’écrire un nouveau chapitre. Je savais que ce bonheur ne serait pas là au quotidien. Je savais qu’il y aurait d’autres nuages à traverser. mais je m’imaginais réussir. J’avais traverser le très gros temps, je me sentais armée à présent.

    J’ai connu des soleils, j’ai cru toucher mes rêves. Au lieu de me laisser porter, j’ai voulu comprendre.  mais là, petits à petits tout s’est transformé en chimère. Peu importe, j’avais mon objectif, j’allais réussir.  Je me suis épuisée à vouloir m’améliorer. De déception en échec je me suis convaincue que mon but m’était inatteignable. Ressentir c’est vivre, mais vivre c’est souffrir.

    Alors maintenant je sais, que de guerre lasse, un jour je quitterai mon corps pour décoller à nouveau et aller encore plus haut. Allez là où plus personne ne pourra venir me chercher. On me déclarera démente. On mettra en avant mon grand âge. Personne ne comprendra que je suis partie dans un univers que je me suis choisi. Je me serai fabriqué un cocon où tout sera sécure, tendre, doux, confortable. Un endroit où je ne me sentirai plus jamais vulnérable. Je construirai cet endroit que je n’aurais pas su trouver sur terre. Je quitterai ce monde terrestre où tout n’est que compétition, conflit, combat, bagarre, travail, acharnement, solitude et faux semblant. Moi, je veux mon univers de tendresse, de douceur, de calme, de compréhension, de tolérance et d’amour. J’y ajouterai des fleurs, des papillons, des parfums, de la lumière, de la chaleur, de l’herbe fraiche.

    Pour mes enfants, je deviendrai la maman et la mamie folle mais heureuse. Je serai sereine, j’aurais trouvé l’apaisement. La vie terrestre ne m’atteindra plus, je serai à l’abri de tout. Je resterai dans mon monde. Puis, un jour quand je serai vieille, très vieille, alors je déciderai de partir à l’étage supérieur en ne laissant que le souvenir de mon sourire et de ma folie sur cette terre.

  • J’aurais aimé

    J’aurais aimé ouvrir doucement la porte de la chambre. J’aurais aimé retrouver les souvenirs accumulés d’années en années de notre amour. Chaque chose, chaque objet aurait révélé un jour où nous nous serions tant aimé. En fermant les yeux j’aurais retrouvé la chaleur des draps, celle de ton corps, le grain de ta peau, tes baisers, tes caresses puis humé l’odeur après le sexe. Les murs auraient gardés en mémoire nos souffles, nos râles, nos gémissements. Le plafond brillerait encore du scintillement de tes yeux, de ton sourire, après l’extase. J’aurais ressenti les bienfaits de nos ébats, l’énergie, l’assurance, la confiance, la sérénité qu’ils nous procuraient. J’aurais aimé me dire que nous avions su traversé les âges en gardant précieusement le feu juvénile qui nous animait.

    Aujourd’hui je me souviens de ce dîner sur la terrasse. Je me souviens de t’avoir admiré cuisiner les pâtes, Je me souviens de la beauté, de tes mails le matin au réveil. Je me souviens de nos jeux, des moments ou nous nous quittions sachant que nous nous retrouverions avec encore plus de complicité, de créativité et de désir. Je me souviens de nos discussions, de nos réflexions.

    Tes mains sont devenues moins généreuses. Les mails sont devenus ordinaires, les jeux moins drôles, les discussions fades. Nos râles ont perdues leur intensité, la magie est partie. Je ne veux pas donner mon corps a des mains qui se retiennent. Je ne veux pas donner de l’amour a un homme qui pense le contrôler, le limiter et refuse le vivre.

    Je veux garder en tête ces moments éphémères, intenses, éblouissants, magiques auxquels tu as renoncės. Je veux garder ce feu en moi. Je veux retrouver un jour cette intensité si rare et si précieuse. Je ne renoncerai pas, je veux encore aimer.

  • La sexfriend du trouillard

    C’est pratique un sexfriend. Ça permet de s’envoyer en l’air, la conscience tranquille puisqu’on est pote. Ça évite un quelconque engagement, on peut sortir, voir fuir la relation dès que le gros temps arrive d’un côté comme de l’autre. Quand on est marié, qu’on commence à s’ennuyer dans son couple, que Mme ou Mr n’a plus envie de faire son devoir conjugal, ou que ça devient carrément une corvée, on peut trouver, dans le sexfriend, tout pour se rassurer en toute sécurité. On se voit quand on en a envie et on range l’autre au placard quand on n’en a plus besoin.

    Voir une prostituée ou un gigolo a un côté plus stressant pour qui n’y est pas habitué. Pourtant avec une poignée de billets on est censé avoir un travail de pro en s’assurant la tranquillité ensuite.

    Il y a aussi la version maîtresse ou amant. On imagine la femme ou l’homme amoureux (se), attendant, presque langue pendante, l’arrivée de l’être aimé. Quoi de plus flatteur ? On se sent irrésistible, on a un regain de jeunesse, l’ego se gonfle et on revient tranquillou à la maison retrouver conjoint et enfants quand la chair a exulté. L’autre reste seul jusqu’à la prochaine rencontre. Pour ne pas qu’elle(il) s’échappe on prend de ses nouvelles de temps en temps, on entretien le lien avec quelques mots doux, rassurants s’assurant ainsi de se la (le) garder disponible même si on se persuade lâchement de la(le) laisser libre. La maîtresse ou l’amant tient souvent un peu plus dans la durée mais demande un investissement supplémentaire pour entretenir la dépendance affective à l’autre.

    Le plan Q est un autre style. Aucune question à se poser. On s’envoie en l’air avec un partenaire dont on ne se souviendra même pas du nom et peut être même pas de la tête. Un plaisir purement égoïste, on ne perd pas de temps. C’est du : «  je te saute », «  je remballe  » et « je rentre léger chez moi » . Ca ne manque pas d’avantage, c’est gratos, ça ne prend pas de temps, pas besoin de s’occuper du plaisir de l’autre, pas d’attachement tout bénef.!!!

    Pendant ce temps de détente il y a le conjoint avec qui on va discuter, des enfants, des courses, de la révision de la voiture, des invitations, des prochaines vacances. Celui ou celle avec qui on donnera l’image du couple idéal. Pourtant madame ne fera plus ou peu  bander monsieur.

    Lorsque monsieur, se divertira chez sa maîtresse, celle ci regardera le plafond en se demandant quand est ce qu’il reviendra, la sexfriend le regardera en l’encourageant pendant l’acte, le plan Q n’aura pas de temps pour ça, la prostituée se demandera quand est ce qu’il aura terminé quant à la femme , elle se demandera tout simplement quand est-ce qu’il le repeindra

    Mais le pire dans l’histoire c’est que tous autant qu’ils en sont,  rêveront de connaitre ces moments de plaisir intenses encore et encore. Mais peu s’en donneront les moyens, ayant trop peur de perdre la belle image qu’ils se sont construit ou de perdre la belle maison avec tout le confort.

    Se voiler la face est un art tellement facile à pratiquer qu’on ne se rend même pas compte que l’on se ment, en premier, à soi même lorsque l’on dit vouloir protéger l’autre ou ne pas vouloir faire de mal à l’autre. Dans le couple l’un pratique la technique de l’autruche, la tête dans le sable et l’autre, la technique des 3 singes. Ce compromis permet de garder une image de bonheur conjugal pour la famille et les amis mais évite à chacun de l’être réellement.

  • Ma gynéco et mon chaudron

    16 mai 2022  Par LIBELLULE

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    Comme beaucoup de femmes, chaque année, Libellule va rendre visite à sa gynéco. Ce n’est pas que la vérification de la mécanique soit le plus palpitant, mais Gygy a un plus qui lui donne de la valeur ajoutée. Une fois l’examen fait minutieusement, la voilà qui s’inquiète du bouillonnement du chaudron. Pas folle la guêpe, elle a bien compris que le pauvre a été oublié dans un placard plusieurs années et que le moment est venu de le remettre en service. Elle encourage donc Libellule a fréquenter les sites de rencontres. Pas très motivée celle-ci va découvrir, sans succès, ce genre d’applications dont on lui vante les mérites.  L’année suivante la même question revient, entraînant la même réponse, jusqu’au jour où Libellule avoue avoir redonné une nouvelle jeunesse à ce chaudron.

    Dans un premier temps il a fallu réviser le mode d’emploi et redécouvrir toutes ses subtilités. Il s’avère qu’il vibre très différemment en fonction l’utilisateur et peut s’apparenter à un piano dont la mélodie varierait selon qu’il est joué par un amateur ou par un virtuose.

    Seulement Mozart ne gère pas son succès. Il a donc décidé de jouer comme un amateur pensant que Libellule s’en contenterait. Hors de question, après avoir essayé de lui faire comprendre elle le renvoie donc jouer avec ses vieilles casseroles.

    Gygy a bien compris que Mozart ne se donnait plus la peine d’allumer le cerveau de Libellule. Elle la redirige donc sur les sites. Telle une commerciale, elle dégaine l’argument que les allumeurs d’encéphale, ne pouvant plus sortir, ont été contraints de se rabattre eux aussi, vers cette voie pour trouver l’amour. Toujours pas conquise par ces applications, Libellule est reconnaissante de l’énergie qui anime Gygy. Non seulement celle-ci assure un suivi de la mécanique mais en plus elle se soucie du véritable bonheur que le chaudron peut apporter. Qu’elle se rassure, Libellule n’a pas l’intention de le ranger une nouvelle fois au placard. Elle préfère le garder pour un Mozart qui se réjouira de son succès et n’aura de cesse de cultiver son génie.

    L’année prochaine, la question du bouillonnement du chaudron reviendra probablement. En effet, il est dommage de se priver de ce trésor. Mais, comme tout trésor, il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Mozart est unique mais il reste encore un Bach, Debussy, Chopin, Beethoven et tant d’autres à découvrir pour le bonheur de Libellule.

    Tant que Gygy verra que derrière les chaudrons il y a des Libellules avec leur histoire, leur peurs, leur blessures, leurs valeurs, leurs réussites, alors sa salle d’attente ne désemplira pas. Ce plus, si précieux, fait d’elle non seulement, un médecin de qualité, mais une personne humaine et chaleureuse que l’on a plaisir à revoir chaque année.

  • Ta vitrine

    15 mai 2022  Par LIBELLULE

    Elle est belle ta vitrine. Tous tes amis t’envient en la regardant. Tu aimes ce sentiment si gratifiant de réussite et d’admiration. Tu leur rends par ta générosité. Tu leur ouvres grand ta maison, parfois un peu ton coeur.

    Tu cultives le positif, la beauté, la bonté et les agréables sensations. L’échec n’a pas de place dans ta vitrine. Tu as pris sur toi la responsabilité du bonheur des autres. Tu dis que tu es heureux.

    L’autre si merveilleux soit il, ne peut pas tout te donner, alors tu vas chercher à côté ce qui te manque. Tu te nourris de rencontres en tout genre, de challenges, de découvertes, d’expériences. Parfois tu te sens si bien que tu te livres a coeur ouvert.

    Il est beau ce coeur. Il brille comme un diamant. Il est magnifique, authentique, c’est toi. Pourquoi le caches tu autant? Tu sembles croire que c’est une faiblesse, que le montrer te met en danger pourtant il forcerait l’admiration.

    Tu redécouvres alors un sentiment que tu as oublié en grandissant, un sentiment dont tu ne soupçonnes pas l’intensité. Pourtant de retour dans ta vitrine tu le réprimes mais il est là et bien là au fond de toi. Il transparaît dans ton regard, dans ton bien être. Ton aura brille plus qu’à l’accoutumée. Ne sous estime pas l’autre que tu dis vouloir protéger. Il le sens, au fond de lui, il sait. Ne penses tu pas qu’en fait c’est toi que tu protéges? Tu as peur de faire imploser cette vitrine dans laquelle tu as investis tant d’énergie. Tu l’as bâtie avec l’autre, mais elle te semble étroite a présent. Comment l’autre se sens t’il dedans ? Il a probablement tout comme toi envie de faire évoluer son intérieur, de l’adapter à ses besoins.

    Vous savez qu’elle est fragile. Mais elle est rassurante pour l’un comme pour l’autre. Alors vous l’astiquez, la faites briller en cachant au fond d’un placard tout ce qui pourrait nuire à son image.

    Il n’y a pas de lumière sans ombre

    Il n’y a pas de bien sans mal.

    Il n’y a pas de réussite dans échec.

    Il n’y a pas de bonheur sans douleur.

    Le bonheur n’a pas besoin d’une vitrine. Seras tu prêt à faire voler son verre en éclat?

    Seras tu prêt à respecter suffisamment l’autre pour lui expliquer ce besoin que tu es allé combler ailleurs?

    Seras tu prêt à t’affranchir du regard de tes parents, de tes enfants et de tout ceux que tu aimes?

    Seras tu prêt à te libérer de ton besoin d’admiration ?

    Seras tu prêt à suivre ton coeur?

    La tâche est hardue, mais le jour où tu le seras, tu seras vraiment toi dans toute ta splendeur dans toute ton authenticité.

  • J’ai droit au bonheur

    Ce matin, au réveil, les yeux clos, j’ai senti un homme dans mon dos. Cette sensation m’a remplie de bonheur.

    Qui est il? Je ne le connais pas

    Comment est-il? Je ne le vois pas.

    Je le sens il est la, collé a moi, tout simplement. C’est décidé, je dois m’ouvrir au bonheur, je dois m’ouvrir à l’amour.

    Je veux trouver cet homme qui me fera vibrer d’un regard. Je veux trouver cet homme qui me donnera cette énergie, ce bonheur sans limite quand il me prendra dans ses bras.

    Je veux le combler par mon sourire et par l’étincelle qui brillera dans mes yeux. Je veux cette harmonie, cette fusion qui n’a pas besoin de mot. Je veux ressentir cette force qui fait que rien n’est impossible. Je veux trouver cet homme qui fera que la puissance de notre bonheur irradiera tout autour de nous.

    Je ne veux pas d’un homme pour son argent ou son statut social. Je veux un homme qui saura rire de mes défauts. Je veux un homme qui m’aimera sincèrement, telle que je suis vraiment, un homme qui me comblera par sa bonté, sa bienveillance, un homme que je rendrai heureux. Je veux cet homme avec qui, notre seule préoccupation sera le bonheur de l’autre.

    J’ai le droit à cet homme. J’ai le droit au bonheur. J’ai le droit à l’amour.

    Cet homme est là quelque part. Je le sens, je veux le découvrir, je veux le voir, je veux l’aimer.

  • LIBERTE EGALITE FRATERNITE

    24 juillet 2021, Libellule s’en est allée. Elle ne pouvait pas rester chez elle sans bouger. Libellule divorcée, a souvent répété qu’elle ne voulait plus se faire emprisonner. Pourtant, c’est l’homme pour qui elle a voté qui va lui voler sa LIBERTE. Alors c’est décidé, armée de son drapeau maculé du mot LIBERTE, elle part grossir les rangs. Sans aucune idée de vengeance, de violence, elle va défendre le premier mot de sa patrie, le mot LIBERTE

    L’incompréhension, la stupéfaction, l’indignation, la font marcher. Comment son président a-t-il pu avec arrogance, balayer d’un discours, les promesses qu’ils avaient faîtes à la France ?

    Comment tous ces élus grassement payés ne se sont pas déplacer pour défendre cette LIBERTE. Cette LIBERTE représentative de notre pays. Partout il est écrit LIBERTEEGALITEFRATERNITE

    Comment font tous ces gens qui restent indolents ?

    Comment peut-on nous imposer d’être vacciné ou exclus de la société ?

    Comment peut-on mettre en danger nos enfants ? Ces mêmes enfants que l’on a muselés pendant toute une année.

    Comment peut-on sacrifier les soignants ? Ceux que la foule entière, un an plus tôt, prenait pour des héros. Sans masques, armés de sacs poubelles, ils sauvaient des vies au péril des leurs. Contaminés on leur demandait de continuer à trimer. Le président déconnecté de la réalité à voulu les récompenser. Une médaille leur a été attribuée. Le mépris était révélé. Tout a été prémédité. Vacciné ou licencié !!!

    Comment le gouvernement peut il mépriser autant les gens pour les priver de leur travail, de leur argent ? Vacciné ou licencié !!!

    Marianne réveille toi,  le peuple est sacrifié.

    LIBERTE EGALITE FRATERNITE va être remplacé par SENATEURS, DEPUTES, POLICIERS EXEMPTES; PEUPLE SACRIFIE

  • Aie 56!!!

    Aie !!! 56, je ne peux même pas le mettre à l’envers ça me ferais 65… Je suis certaine qu’ils se sont trompés à l’état civile. Ils m’espéraient tellement qu’ils m’ont fait naitre 10 ans trop tôt.

    Bon d’accord je n’ai plus 20 ans mais heureusement, je suis bien mieux dans ma peau maintenant. J’étais pas mal fichue à l’époque et pourtant je me trouvais des défauts. Il est bien loin mon petit 36/38 et ma silhouette harmonieuse. Maintenant j’ai un peu plus de relief. Mais du relief, j’en ai aussi dans la tête. Vous savez, les circonvolutions. Moi je dis que ce sont les rides du cerveau, plus on en a, plus on est intelligent et comme en prenant de l’âge on ne fait qu’apprendre et bien je suis fière d’être ridée du cerveau. A l’allure où il fonctionne à 100 ans il va exploser.

    Par contre c’est vrai, on cherche toujours à ressembler à une pépettes filiforme. Il faut dire que les publicités ne savent pas montrer grand-chose d’autre. Les mannequins des vitrines font toujours une taille 34, voir 32, pour 1.80m. Les jeunes sont loin de s’y retrouver elles aussi dans cette image, alors passé la cinquantaine, rare sont celles qui se reconnaissent. De toute façon, je m’aperçois que mes courbes plaisent. Ca m’a fait sourire d’ailleurs, quand j’ai compris que ma copine qui chasse sans cesse des bourrelets imaginaires, a dit que mes kilos en trop ne m’empêchaient pas de plaire… elle en était bien étonnée, mais heureuse pour moi.

    Le plus fou dans l’histoire c’est que je plais à des hommes plus jeunes que moi, je n’en suis pas peu fière… On va vite me traiter de cougar. Oui, quand vous être une femme et que vous sortez avec un homme plus jeune que vous c’est que vous être cougar, alors que lorsque vous êtes un homme et que vous sortez avec une femme plus jeune c’est soit que vous êtes toujours jeune soit qu’elle profite de votre argent… Et l’amour alors ??? je croyais qu’il n’avait pas d’âge.

    Fut une temps, pourtant, j’étais persuadée que rien en moi ne pouvait plaire. J’étais trop ci, trop ça, pas assez ci, pas assez ça…On me répétait de me retrouver… ben je suis où moi ??? Ensevelie sous des années à m’occuper du travail, des enfants, du mari, de la maison, des courses, du ménage, etc? « Libellule, où es-tu ? » Heureusement en plus des regards masculins sincères et bienveillants, j’ai découvert la solidarité féminine. Un petit coup de boost par ci, un petit conseil par là et surtout mon envie d’avancer, ma décision d’être heureuse, ma décision de retrouver la petite pépettes qui sommeille en moi, mais avec la sagesse de mon âge. Voilà comment je suis devenue une quinquado

    L’état des lieux..

    Dans ma tête je rêve de mon corps mince et musclé mais il n’est ni l’un ni l’autre… un peu d’indulgence quand même. J’ai un superbe sourire, j’ai de l’humour, j’ai l’expérience de la vie et puis zut, j’ai décidé que j’allais retrouver mon peps d’antan.

     Alors 1er chose :

     Ca commence dès le lever. Je me regarde dans la glace, je me répète que je suis belle, que je suis canon, que je suis une bombe selon l’humeur du jour et que je plais. Je fais des grimaces au miroir, pour éviter les rides. Je préfère ne pas imaginer ce qu’il dirait s’il répondait. Je me maquille, me coiffe et hop une Libellule sort de sa salle de bain toute pimpante. J’enfile mon petit déjeuner vitaminé et je pars à l’attaque de ma journée.

    2ieme chose

    J’ai décidé de me remettre au sport. Il faut absolument raffermir mon corps vu mon âge. Les débuts sont compliqués. J’ai l’impression d’être raide de partout. Le lendemain je n’ai plus un corps de 56 ans mais de 250 ans au moins… ouille les courbatures !!! Ce ne sont pas les grimaces antirides que je vois dans le miroir mais les grimaces de douleur à chaque fois que je bouge. Le pire c’est la descente des escaliers. On pourrait m’assimiler à une grenouille qui marcherait avec des talons aiguilles. Je ne vais tout de même pas abandonner et entrer dans le camp des vieilles ? Je continue donc à souffrir un peu jusqu’à m’apercevoir que ce que j’appelais mes douleurs de vieille, vous savez celle qui commencent à 40 ans, ont disparues. Ca fait un bien fou !

    3ième chose :

    Pour en arriver là, ce n’est pas tout simple. Il faut se confronter aux regards et aux réflexions des autres. Déjà les enfants qui se disent que leur mère est encore tombée sur la tête. Pas grave ils ont une certaine habitude.

    Il y a ceux de la salle de sport. Tout le monde est meilleur et certains doivent se demander ce qu’une vieille de 56 ans vient faire au crossfit. Et bien pourquoi pas ? Même si je suis la moins bonne je me bats pour moi et contre moi, je progresse et surtout j’y prend du plaisir. Je ne vous raconte pas la fierté le jour où je réussi mieux un exercice qu’une petite jeune…Je ne me moque pas, mais je me dis que j’ai bien ma place.

    Enfin

      Après chaque séance je me sens vivante. Le coach n’a pas l’air de comprendre cette sensation mais c’est exactement ça, Libellule est vivante, Libellule se retrouve, elle bouge, elle se challenge, elle transpire, elle souffre, mais elle gagne, elle devient plus forte dans sa tête et plus ferme dans son corps. Voilà Libellule enfin retrouvée. Je suis libérée du regard des autres, qui d’ailleurs, se taisent ou deviennent admiratifs. Je suis fière de moi parce que moi je me suis prise en main, je souris, je ris, je me sens jeune et belle. Je suis bien dans ma tête, bien dans mon corps j’ai la patate j’ai la pêche. Je suis libérée des barrières que je le suis mises moi-même, je vais bien, je m’aime et surtout je garde mon PEPS !!!

  • Réponse d’une femme de 50 ans aux publicitaires

    Mon sujet de réflexion aujourd’hui est sur les gens qui font les pubs. Qui sont-ils ? Quel âge ont-ils ? Franchement je trouve qu’il y a un sérieux boulot à faire pour qu’ils ne soient pas hors sujet. 

    D’après eux c’est clair, passé 50 ans vous faîtes partis des vieux. Déjà que l’on se paie le dépistage du cancer du côlon, celui du sein et du col de l’utérus pour les femmes. Les pubs, elles, nous montrent parfois des gens dynamiques mais forcément avec des cheveux tout blancs, faudrait quand même pas exagérer non plus…. On a le droit aux pubs pour les fuites urinaires, les femmes bien en chair, les conventions obsèques, les papys mamie qui ont la DMLA, les appareils auditifs, les stanas, ceux qui gardent les petits enfants…. On a aussi droit à des titres très flatteurs du genre : le divorce à 50 ans gage de liberté ou de promesse de vieillesse en solitaire ? Hier soir c’était le mariage après 50 ans… me voilà bien étonnée, j’espérais un truc heureux pour une fois… qq chose d’original….  Et bien les photos représentaient des gens qui devaient en avoir 75 voir plus…. Aurais-je un problème avec mon miroir ????? et les raisons purement économiques, enfin j’exagère puisqu’ils ont souligné que c’était quand même pour ne pas finir sa vie seul, pour avoir du soutient dans la fin de vie (Houpi !!! ça réconforte) mais qu’ils avaient quand même droit a un peu de romantisme …. Ah bon ?????? mais est-ce vraiment décent ????? un bisou mais c’est tout il ne faudrait pas exagérer non plus…. Bon ok on a le droit de se tenir par la main et faire du vélo ensemble parce que les vieux de 50 ans c’est plutôt écolo bien sur. Bon je ne devrais pas dire les vieux car le mot à la mode étant les séniors… je ne sais pas à partir de quel âge on passe en catégorie vétéran d’ailleurs…. 

    Pour ce qui est de la peau on ne dit pas une peau ridée mais une peau mature. 

    Bon je ne dois pas être trop sévère car parfois on a des publicité positives quand même. Certains séniors a la peau mature équipés d’un bon appareil auditif, d’une bonne protection contre les fuites urinaires, à jours dans leur dépistages de cancers et de la convention obsèques, se tiennent par la main et rient de voir qu’ils ont bien eux leur petits enfants avec leur stana…. la question devient alors…. Ne sont-ils pas séniles ???? ne devrait-on pas les mettre en EHPAD ???? il en existe des très bien, certes un peu chers mais il vaut mieux faire une demande tout de suite pour être sur d’avoir une place…. En attendant on peut peut-être leur mettre un collier ou un bracelet électronique, en cas de chute…. Ne faudrait-il pas leur supprimer la voiture aussi ???? leur imposer des tests de conduite ???? parce que les petits cons de 20 ans qui roulent comme des tarés vont bien finir par vieillir et s’assagir mais les vieux ?????? ça devient complètement incontrôlables….

    Heureusement que j’ai lu l’article jusqu’au bout car il y avait de noté que la vraie vie commençait à 40 ans…. J’en conclu que ces publicitaires font donc parti de cette tranche d’âge. C’est quand même bien dommage qu’ils aient mis 40 années pour commencer à vivre vraiment et qu’ils ne se donnent que 10 ans à vivre pleinement. J’ai vraiment l’impression qu’ils n’ont pas su regarder la société et l’évolution des gens et qu’ils ne représentent que leur grand parent de leur enfance en leur collant des vêtements plus modernes et les technologies qu’ils sont censé vendre. La pub est censée créer un besoin nous donner envie… il va falloir qu’ils se creusent le ciboulot un peu plus et surtout qu’ils réfléchissent à la façon dont ils se voient dans 10 ans parce que là je les plains vraiment !!! Ils peuvent se fiche leur stana et leur couche culotte ou je pense (enfin c’est souvent la que ça se met d’ailleurs) parce que je vois plus cet âge comme la liberté retrouvée ou enfin trouvée et même si on commence à être dur de la feuille on s’est affranchi de plein de choses inutiles et avons su voir l’essentiel de la vie pour la vivre enfin à chaque instant.

    Voilà je vous avais dit que demain était un autre jour…Chaque matin est un nouveau départ. Il a dû faire froid cette nuit je me suis réveillée a 23h45 pour enfiler un pull par-dessus ma nuisette parce que j’avais froid, pas très sexy mais je m’en fou il n’y a que moi qui l’ai vu.  Il va falloir que j’observe d’ailleurs si a 50 ans on a le droit à des nuisettes dans les pubs ou à des chemises de nuit de grands-mères qui descendent jusqu’aux chevilles….

    Bon ma consolation est que pour le moment c’est mon fils qui reçoit les pubs de protections pour les fuites urinaires féminines bien entendu parce que pour les fuites urinaires masculines…. Chut… faut rien dire on ne va quand même pas toucher la virilité des messieurs. Pour les messieurs la 50aine et les cheveux poivre et sel sont plutôt symbole de séduction…. C’est vrai eux ils peuvent séduire une petite jeune avec leur charme et leur charisme…. Par contre les femmes sont plutôt qualifiées de cougars, on sait bien que la nature a fait que les femmes ont une libido très développée alors que les hommes sont plus romantiques…. À moins que les choses ne se soient inversees avec l’âge vu que la pub nous ait donné tous les trucs pour lutter contre les effets de la ménopause alors qu’on ne va rien dire contre les problèmes de prostate et les troubles de l’érection. Heureusement les médecins peuvent prescrire des petites pilules bleues très efficaces parait-il…ça m’inquiète d’ailleurs quand je pense que j’ai un patient à qui je mets un cachet bleu chaque jour lorsque je fais son pilulier… ; serais pour cette raison qu’il est si fatigué ?????

    Quoiqu’il en soit je suis une femme plutôt prudente de nature et inconsciemment ça doit être pour ça que je tape plutôt dans la tranche des 40, 50 ans. J’évite ainsi d’être qualifiée de cougar et j’évite aussi les problèmes d’érection et gestion des pilules bleues ou injections… (c’est bon je finirais par avoir l’impression d’être encore au boulot). Méfiez-vous tout de même passé la fatidique barrière de 50 ans… ceci dit vous en êtes encore loin et d’ici-là je suis persuadée qu’ils auront donné tous les trucs pour résoudre les petits soucis 

  • 2020 année 9

    2020 se termine. Libellule repasse dans sa tête cette année particulière. Ce n’est pas la Covid qui retient son attention mais le souvenir d’une soirée chez une copine. Au printemps,, elle était allée diner chez une amie qui lui avait présenté Laura, une de ses proches.

    Un papier, un crayon, un nom et une date de naissance et les grandes lignes de la vie de Libellule s’écrivent. Elle est en année 9. Année de fin, elle va donc mettre fin a plein de choses pour repartir en 2021. Pff, pourquoi tout casser maintenant alors qu’elle aurait du le faire des années avant ??Ca fait 5 ans qu’elle essaie de construire quelque chose de bien et elle devrait à nouveau tout détruire….

    Pourtant a posteriori 2020 aura été la fin de son bénévolat avec des gens qui comme dit le dicton « se prennent pour des chênes alors qu’ils ne sont que des glands ».

    Elle a mis fin à une amitié qu’elle sentait douteuse

    Elle a vu 2 de ses enfants prendre leur envol

    Elle a vu la fin de sa plus belle histoire d’amour.

    Libellule aurait aimé mettre fin à sa profession qu’elle aime mais qui l’épuise et ne la nourrit plus autre que financièrement. Elle aurait aimé poursuivre longtemps sa belle histoire. Elle aurait aimé imaginer plein de projets. Que lui apportent ces chiffres ?

    Demain Libellule se réveillera en 2021, donc en année 1. L’année de tous les commencements. Laura a prédit une nouvelle ère de créativité. Ca c’est plutôt chouette. A minuit Libellule fera surtout le vœu de ne pas avoir à tout porter seule encore pendant 9 autres années. Les chiffres ne disent rien a ce sujet.

    Rendez vous fin 2021 pour un nouveau bilan, tous les espoirs sont permis, elle se raccroche à la chance qui lui sourie depuis quelques années. Les belles rencontres que la vie lui a mise sur son chemin et l’envie d’avancer à laquelle elle s’accroche chaque jour. Mais elle sait qu’il sera difficile d’avoir mieux que ce qu’elle a déjà eu dans certains domaines. Devra t’elle apprendre à se contenter ? Pour le moment elle sait qu’elle en est incapable, se contenter serait renoncer et serait se trahir.

    Devant une nouvelle feuille blanche de sa vie, Libellule n’a pour le moment aucune inspiration. Mais nous sommes encore en 2020, ça viendra donc demain.